Cérémonie musulmane

La cérémonie musulmane :

Les fondements

Le mariage musulman est un contrat passé librement entre un homme et une femme qui s’engagent à s’apporter amour et protection. Il est fondé, selon le Coran, sur “ l’amour et la compassion que Dieu a infusé dans le cœur de l’homme et de la femme afin qu’ils forment un couple ”. L’islam insiste sur la fécondité du mariage. L’IVG est interdite et la contraception autorisée sous certaines formes : le stérilet est banni, la pilule acceptée s’il y a concertation entre les époux. Selon le code de la famille, la polygamie requiert l’autorisation de la première épouse. Cette dernière peut ainsi lui refuser cette possibilité en stipulant une clause de monogamie dans l’acte de mariage. Attention, n’oubliez pas qu’en France, comme en Tunisie et de plus en plus de pays musulmans, la poly- gamie est formellement interdite. L’union mu- sulmane n’est pas indissoluble. S’il y a conflit, l’islam accepte le divorce, considéré comme «la chose admise la plus détestée de Dieu». La démarche reste une prérogative de l’homme. Mais le Coran permet également aux épouses de divorcer, en cas de mauvais traitements (abandon, manquements concernant l’entre- tien ou le logement…). Si la femme demande le divorce sans réels motifs, sa requête peut être acceptée moyennant le paiement à l’homme d’une somme compensatoire : c’est le khoul’. Notez que la femme peut également préciser dans le contrat de mariage son droit au divorce en cas de remariage du mari sans son autorisa- tion. Les abus de la polygamie et des droits des hommes ont présidé à l’instauration de lois per- mettant de mettre un frein à la répudiation de la femme. Cet acte est actuellement – et normale- ment – prohibé : il doit y avoir action en justice, intentée par le juge qui décide, le cas échéant, du jugement de divorce.

Conditions requises

Le mariage musulman se décide par consentement mutuel. Lorsque la femme est encore vierge il est fré- quent que les parents choisissent le futur époux. Un contrat de mariage est établi entre le fiancé et le tu- teur matrimonial de la future épouse qui la représente après son consentement (père ou frère).

Etat marital

La mosquée de Paris demande à ce que le mariage civil ait déjà eu lieu. L’essentiel est que le mariage religieux ait lieu avant la consommation de l’union. Si vous êtes divorcés : l’islam reconnaît le droit au divorce, mais il vous faudra attendre trois mois après la dissolution du premier mariage de la femme pour pouvoir vous remarier : c’est le délai de viduité.

Mariage mixte – l’époux

Un musulman peut épouser une non musulmane de religion monothéiste. L’épouse reste libre de pratiquer sa religion. Les enfants seront musulmans. En cas de divorce ou de décès du conjoint, ils seront confiés à une parente musulmane. Elle ne pourra pas non plus hériter de son conjoint décédé. Si elle choisit de se convertir, ces droits lui seront naturellement accordés.

Mariage mixte – l’épouse

La femme musulmane, quant à elle, ne peut se marier qu’avec un musulman. Si l’élu n’est pas de cette confes- sion, il ne sera autorisé à épouser sa belle que s’il mani- feste le souhait de se convertir à l’islam. Il suivra alors un enseignement religieux de plusieurs mois, attesté par un certificat de conversion, le plus souvent oral.

us et coutumes

La cérémonie religieuse est suivie d’une fête qui se déroule sur plusieurs jours. En France, les samedi et di- manche l’emportent, pour permettre à tous de se joindre aux familles. Femmes et hommes font la fête dans des salles à part. La coutume veut que la mariée change sept fois de tenues, usage parfois partagé par le mari.

La préparation

Ces traditions, si elles ont généralement toujours cours, ne revêtent aucun caractère religieux. Il s’agit de coutumes, adoptées ou non par les familles. Parmi elles, l’usage du henné – déposé au creux de la main droite des époux – reste fré- quent. Avant que la mariée ne rejoigne le domi-

Les pièces à fournir – Témoins

Seule la délivrance d’un certificat de mariage civil. L’homme n’a pas besoin de témoin. Le témoin de la mariée est son père. S’il est décédé, c’est son frère ou son oncle si elle n’a pas de frère – qui jouera le rôle de témoin. Si par mésaventure, il n’y a ni père, ni frère, ni oncle, douze témoins, appartenant à la famille proche, sont alors nécessaires pour légitimer le mariage.

 

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